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Appréciation des pratiques alimentaires par les résidents en EHPAD: étude de la relation avec la prise alimentaire et le statut nutritionnel.
2018
Santé
Auteurs Physiques
- MERDINIAN (M.)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
- Université de Lyon
Résumé
Afin d'apporter une réponse plus large à la problématique de la prise en charge de la dénutrition en EHPAD, il est nécessaire de penser le repas autrement. L'objectif est d'identifier les déterminants de l'alimentation en EHPAD grâce à l'élaboration d'une grille d'observation et d'un questionnaire de satisfaction du repas qui permettront de caractériser et d'évaluer la qualité des pratiques alimentaires notamment les interactions sociales au cours du repas et d'étudier leur relation avec la prise alimentaire et le statut nutritionnel. 46 résidents ont été analysés appartenant à 7 EHPAD de l'agglomération lyonnaise. Ont été inclus les résidents avec un MMSE > 20, ayant donné leur consentement et prenant leur repas de midi de façon collective. Le critère de jugement principal était la relation entre le score d'appréciation des pratiques alimentaires, la prise alimentaire et le statut nutritionnel. Le critère de jugement secondaire était la relation nombre total d'interactions, la prise alimentaire et statut nutritionnel. 39% des résidents ont été considérés comme dénutris selon les critères HAS. Les apports caloriques étaient de 31kcal/kg/jour et environ la moitié des apports énergétiques sont apportés par le repas du midi. La moyenne au questionnaire de satisfaction était de 36.8/48. Il n'y avait pas de corrélation entre les apports énergétiques et le score de satisfaction (r = 0.24, p= 0.11). En revanche, on observe une relation positive entre la moyenne des ingestats et le score de satisfaction chez les résidents non dénutris (r= 0.48, p = 0.01). Concernant les interactions sociales, elles sont plus nombreuses entre les résidents qu'avec les professionnels. Afin d'étudier ces interactions, nous avons réalisé une analyse en composante principale. Elle a permis de distinguer 4 groupes de résidents : ceux avec beaucoup ou peu d'interactions et ceux avec des interactions positives ou négatives. Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes. Néanmoins, l'ACP a permis de montrer que les résidents dénutris avaient 2.2 moins d'interactions sociales que les résidents non dénutris et ce de manière significative. Bien qu'il s'agisse d'une étude exploratoire, ces résultats montrent une relation entre la prise alimentaire, la satisfaction et les échanges chez les résidents non dénutris. Cela confirme l'importance de la satisfaction des résidents et des interactions sociales.
Accès à l'étude