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Contextualisation et place du médecin généraliste dans la prescription pédiatrique d’homéopathie : enquête auprès des parents.
2018
Santé
Auteurs Physiques
- THUAUD (Maxence)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
- Université de St Etienne
Résumé
Malgré une efficacité débattue, la consommation d’homéopathie en pédiatrie ne cesse d’augmenter. L’inquiétude des parents face aux effets secondaires des médicaments, et l’encadrement des traitements « traditionnels », pourraient expliquer cette évolution. Le risque « d’abandonner » la médecine traditionnelle au profil de l’homéopathie parait inquiétant. Des études montrent que certains parents utilisent l’homéopathie pour leurs enfants sans en informer leur médecin traitant. Nous avons réalisé une étude transversale multicentrique déclarative en région Auvergne-Rhône-Alpes en France sur une population pédiatrique de 0-16 ans. Quinze pharmacies sur Saint-Étienne, Roanne et Lyon ont été sollicitées. Des auto-questionnaires étaient distribués par les pharmaciens à tous parents venant acheter un traitement homéopathique pour leurs enfants sur la période d’octobre 2017 à janvier 2018. Le critère de jugement principal était de savoir si les parents utilisaient l’homéopathie chez leurs enfants sans en informer leur médecin traitant. L’objectif secondaire était de contextualisé l’utilisation de l’homéopathie pédiatrique. Dans cette étude, l’homéopathie n’a pas été déclarée aux praticiens par 27.1 % des parents. Les parents qui révèlent l’utilisation d’homéopathie au médecin traitant sont significativement plus âgés et ont des enfants plus âgés. Le fait que leur médecin traitant soit prescripteur d’homéopathie est statiquement significatif avec le fait de lui parler d’homéopathie Cette déclaration n’a pas été retrouvée significativement influencée par le lieu de réponse, le sexe des parents, l’allaitement maternel, ou l’utilisation de l’homéopathie par les parents sur eux-mêmes. Le taux élevé de non déclaration met en lumière la valeur relationnelle entre son patient et le médecin traitant. Il faudra être capable de s’impliquer encore plus en communication, afin de diminuer ce non-dit.
Accès à l'étude
Thèse de médecine (44 p.) – Lieu de consultation : BU St-Etienne