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La contraception hormonale post-coïtale : vision et connaissance des médecins généralistes.
2018
Santé
Auteurs Physiques
- CHANE-WET (Ludovic)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
- Université de St Etienne
Résumé
En 2018, en France, malgré l’innocuité de la contraception hormonale post-coïtale et la démédicalisation de son accès, son utilisation reste insuffisante en regard du nombre d’interruptions volontaires de grossesse qui est stable depuis dix ans. L'objectif vise à explorer la vision et les connaissances de la contraception hormonale post-coïtale des médecins généralistes, identifier les éventuelles difficultés et recueillir les propositions pouvant améliorer son utilisation. Cette étude qualitative a été menée par entretiens semi-dirigés, retranscrits et analysés par thèmes, auprès de quatorze médecins généralistes exerçant dans la Loire, de novembre 2016 à décembre 2017. Les médecins généralistes interrogés informaient peu souvent au sujet de la contraception hormonale post-coïtale au-delà de la première prescription de contraception orale alors qu’ils considéraient le manque de connaissance comme le principal frein à son utilisation. L’utilisation répétée et régulière de la contraception hormonale post-coïtale à l’instar d’une contraception au long cours était crainte. La procédure de tiers payant anonymisé pour les mineures et les modalités de remboursement de la contraception hormonale post-coïtale étaient mal connues. L’ullipristal acétate et le dispositif intra-utérin au cuivre étaient peu prescrits. Tous les acteurs professionnels, instances de santé et scolaires ont un rôle à jouer dans la diffusion répétée de l’information concernant la contraception hormonale post-coïtale afin de favoriser son utilisation et ainsi éviter des grossesses non désirées. Les médecins généralistes devraient en informer les femmes lors de chaque consultation en lien avec la sexualité ou la contraception. Une consultation préventive pourrait aussi être proposée aux jeunes femmes et hommes, tandis que l’amélioration de la coordination médecins généralistes/pharmaciens est une autre piste.
Accès à l'étude
Thèse de médecine (65 p.) – Lieu de consultation : BU St-Etienne