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Description de la prise en charge des accidents ischémiques transitoires par le médecin généraliste dans la Loire.

2018
Santé
Auteurs Physiques
  • CHABRIER (Marlène)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
Un accident ischémique transitoire peut précéder un accident vasculaire cérébral (AVC). Son bilan étiologique et la mise en place rapide d’un traitement antiagrégant est donc primordial. L’objectif de cette étude était de décrire la prise en charge des accidents ischémiques transitoires par le médecin généraliste, dans la Loire. Il s’agit d’une étude prospective observationnelle menée en 2017, ciblant les 712 médecins généralistes libéraux de la Loire, sous forme d’un questionnaire en ligne. Les médecins ont été questionnés sur le nombre d’accidents ischémiques transitoires qu’ils recevaient chaque mois, puis ils devaient renseigner leur orientation (service spécialisé ou alors en ambulatoire), et préciser les examens qu’ils réalisaient dans ce cas et dans quel délais. Il leur était ensuite demandé s’ils instauraient un traitement antithrombotique et à quel moment. Enfin nous leur demandions leurs attentes pour un patient présentant des symptômes d’AVC mineur (hospitalisation longue, ou hospitalisation courte pour les examens les plus urgents, ou seulement une aide pour organiser les examens). Les résultats ont été exprimés en effectif brut et en pourcentage. Cent quarante et un médecins ont répondu. La moitié exerce en agglomération. Ils voient moins de deux accident ischémique transitoire par mois, et le patient consulte au-delà de 24h après le début des symptômes. Les praticiens décidant d’un bilan en ambulatoire (29 %) réalisent un scanner cérébral (95 %) mais rarement immédiatement. Le DTSA et l’échographie cardiaque sont réalisés (100 % et 85 % des cas), dans un délai de plus de 48 h (respectivement 54 % et 69 %). En ambulatoire, un tiers des praticiens (31 %) n’instaure jamais de traitement antithrombotique. Dans le cas d’un AVC, les médecins orientent le patient aux urgences ou donnent pour consignes d’appeler le SAMU, immédiatement. Enfin, 61 % des sondés souhaitent une hospitalisation de courte durée pour une suspicion d’accident ischémique transitoire ou AVC mineur. Le secteur d’activité n’a pas d’incidence sur les résultats. La prise en charge actuelle des accidents ischémiques transitoires par le médecin généraliste n’est pas toujours en accord avec les recommandations, et une filière spécifique est nécessaire.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (45 p.) – Lieu de consultation : BU St-Etienne

*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.


Pour compléter ces informations, n'hésitez pas à interroger également la partie Indicateurs et Répertoires