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Les facteurs d’échec dans le cadre d’une première HAD: étude des caractéristiques de 64 couples aidant-patient au sein de l’UGEI et de l’hôpital de jour du centre de lutte contre le cancer, Léon Bérard.

2018
Santé
Auteurs Physiques
  • POIRSON (M.-L.)
  • YAHIA (A.)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de Lyon
Résumé
Depuis 2004, le cancer est la première cause de mortalité en France. Devant le nombre croissant de patients suivis pour cancer et les capacités limitées des services spécialisés d'hospitalisation, le Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer, a créé en 1995 le DCSEI. Ce dispositif permet aux patients, grâce à une équipe pluridisciplinaire (médecins, infirmiers, assistants sociaux et secrétaires médicales) de réaliser leurs soins à domicile, notamment en HAD, en lien avec les professionnels de santé libéraux (médecin traitant, infirmiers, kinésithérapeutes). C'est dans ce contexte que nous avons conduit une étude centrée sur le couple aidant/patient au sein de l'UGEI et de l'hôpital de jour du Centre Léon Bérard. L'objectif de ce travail est de repérer les situations pouvant influencer le bon déroulement d'une première HAD à travers l'étude des caractéristiques du patient et de son aidant principal. Il s'agit d'une étude transversale descriptive, prospective, monocentrique. Les données de 64 couples aidants-patients ont été recueillies sur une période de 7 mois (du 1er mai 2017 au 15 novembre 2017). Notre objectif principal était l'identification des facteurs d'échec dans le cadre de l'instauration d'une première HAD. Pour ce faire, nous avons d'abord défini la notion d'échec puis avons analysé le parcours des patients durant le premier mois de prise en charge ; ce qui correspond à la durée moyenne de séjour (29 jours en 2016). Les données des 64 couples aidants-patients ont été obtenues grâce à un questionnaire pour l'aidant et une partie de ce questionnaire et le dossier informatisé pour le patient. Les caractéristiques socio-démographiques de chacune des deux parties ainsi que la pathologie du patient et la prise en charge de celle-ci en amont de l'HAD ont pu être analysées. Nous avons par la suite recherché la relation entre certaines des caractéristiques de l'aidant ou du patient et l'échec à 1 mois de l'instauration de l'HAD. Cette analyse montre que la présence d'au moins une comorbidité chez l'aidant principal a un impact statistiquement significatif, p = 0,023, sur l'échec de la prise en charge en HAD. On peut noter également une influence négative probable de la présence d'enfants mineurs au domicile, des origines étrangères de l'aidant et de l'existence de directives de réanimation ; avec respectivement p = 0,093, p=0.138 et p = 0,148. Nos résultats soulignent l'importance d'une bonne analyse médico-psycho-sociale de la situation du patient. Cependant la taille de notre échantillon limite les conclusions que l'on peut tirer de ce travail. Cette étude devra donc être complétée et réalisée sur un plus grand échantillon afin d'identifier de manière certaine les facteurs pouvant mettre en péril une hospitalisation à domicile. De plus, il serait intéressant d'intégrer à cette recherche les acteurs libéraux afin d'évaluer leur impact sur cette prise en charge.
Accès à l'étude
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.


Pour compléter ces informations, n'hésitez pas à interroger également la partie Indicateurs et Répertoires