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Parcours de soins et transition hôpital-domicile : Impact d’un Plan Personnalisé de Santé sur le statut nutritionnel des personnes âgées de 75 ans et plus. Évaluation à 60 jours après une hospitalisation en court séjour gériatrique.
2020
Santé
Auteurs Physiques
- BUISSON (Bénédicte)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
- Université Clermont Auvergne
Résumé
Contexte : La population de personnes âgées ne cesse de croître avec l’allongement de l’espérance de vie. Dans cette tranche de la population, la dénutrition est un phénomène très fréquent, avec des prévalences évaluées entre 4 à 10 % à domicile. Ainsi, il parait indispensable de la prendre en charge de façon optimale afin de limiter les multiples complications qu’elle peut engendrer. Objectif : Évaluer l’impact d’un plan personnalisé de santé (PPS) sur le statut nutritionnel chez les personnes âgées de 75 ans et plus. Méthodes : Étude interventionnelle rétrospective, monocentrique, contrôlée et randomisée, menée de Janvier 2017 à Décembre 2019, dans les Courts Séjours Gériatriques du CHU de Clermont-Ferrand. Les patients du groupe interventionnel dit « PPS » bénéficiaient de l’intervention d’une infirmière navigatrice pendant l’hospitalisation puis après la sortie sous forme d’entretiens téléphoniques et de visites à domicile. Le critère de jugement principal était la variation de poids à J60 (en pourcentage). Résultats : 334 patients ont été inclus, 170 patients ont pu être analysés sur le critère de jugement principal. Il n’existe pas d’évolution de poids différente entre les deux groupes. On observe une tendance à une perte de poids plus importante dans le groupe PPS. Ces patients présentaient des facteurs de risque de dénutrition tels que l’isolement social, un cancer évolutif, ou une infection aiguë plus fréquents que dans le groupe contrôle. Le PPS améliore l’observance des rendez-vous médicaux après la sortie (p=0.027). Conclusion : La mise en place d’un PPS ne permet pas d’améliorer le statut nutritionnel à 2 mois après une hospitalisation. La durée de suivi de deux mois semble trop courte et il pourrait être intéressant de poursuivre cette étude à plus long terme en ajoutant l’étude d’autres paramètres nutritionnels tels que les troubles bucco-dentaires et de déglutition.
Accès à l'étude