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La prescription d’activité physique adaptée par les médecins généralistes : enquête qualitative en région Auvergne–Rhône-Alpes : les attentes des médecins pour lever les freins à la prescription.
2020
Santé
Auteurs Physiques
- RAHHO (Amine)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
- Université de St Etienne
Résumé
L’Organisation mondiale de la santé reconnaît l’inactivité physique comme quatrième facteur de risque de mortalité à l’échelle mondiale. De nombreuses études ont démontré les bienfaits de l’activité physique en prévention primaire, secondaire ou tertiaire. Une loi d’encadrement de prescription d’activité physique adaptée a vu le jour en 2016. Pourtant, quatre années plus tard, cette prescription d’activité physique adaptée semble peu ou pas utilisée par les médecins généralistes en pratique courante. L’objectif principal de l’étude était de faire un état des lieux des pratiques de prescription d’activité physique adaptée, dans le but de comprendre les attentes spécifiques des médecins généralistes pour lever les freins et initier la prescription d’activité physique adaptée. Une enquête qualitative par entretiens individuels semi-directifs auprès de médecins généralistes, installés en région Auvergne–Rhône-Alpes, a été réalisée de mars à septembre 2020, par quatre internes en médecine générale. Le recueil des données a permis l’établissement d’un corpus de 44 retranscriptions d’entretiens. La prescription d’activité physique adaptée est peu pratiquée par les médecins généralistes (moins de 14 % des médecins interrogés). Les freins évoqués sont multiples, mais c’est surtout le manque d’information sur le dispositif qui est mis en avant. Tous les médecins se déclarent prêts à mettre en place la prescription d’activité physique s’ils sont facilités dans leurs démarches. Cette étude a mis en exergue les difficultés des médecins généralistes à s’approprier l’outil de la prescription d’activité physique adaptée, dont la mise en œuvre n’est pas de pratique courant, confirmant ainsi la constatation initiale. Afin de se lancer dans la prescription, ils demandent une information claire et synthétique donnée de préférence de vive voix, la production de supports pratiques et didactiques aisément accessibles, un effort de communication de santé publique sur le sujet, et une implication dans la structuration territoriale des professionnels de l’activité physique adaptée.
Accès à l'étude
Thèse de médecine (61 p.) – Lieu de consultation : BU St-Etienne