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Le devenir neurodéveloppemental des enfants suivis dans le réseau SEVE à l’âge de 2 et 3 ans et leur prise en charge spécialisée.

2018
Santé
Auteurs Physiques
  • DONNET (Camille)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
La prématurité est un problème de santé publique et soulève des enjeux médicaux, économiques et sociaux. Elle concerne 7.5 % de l’ensemble des naissances vivantes et ce taux est en constante augmentation depuis 1995. Les progrès thérapeutiques ont permis une amélioration de la survie des prématurés mais les séquelles neurodéveloppementales restent à ce jour une préoccupation importante dans le suivi de ces enfants. Actuellement, le suivi des prématurés et des enfants ayant présenté des pathologies sévères néonatales se fait au sein de « réseaux de suivi d’enfants vulnérables ». L’objectif de ce travail est d’évaluer le devenir neurologique, psychomoteur et cognitif d’une cohorte d’enfants suivis au sein du réseau SEVE à l’âge de 2 et 3 ans ainsi que leur prise en charge spécialisée et de le comparer aux données de la littérature. Cette étude de cohorte observationnelle, rétrospective et monocentrique est basée sur une cohorte d’enfants suivis jusqu’à l’âge de 3 ans dans le réseau SEVE. L’évaluation à l’âge de 2 ans comprenait un examen clinique complet réalisé par un pédiatre, une évaluation du développement psychomoteur par le test de Brunet-Lézine révisé réalisé et une évaluation des troubles sensoriels. 4 niveaux de handicap étaient déterminés à la suite de l’évaluation. À l’âge de 3 ans, un examen clinique avec un examen neurologique précis était réalisé et une évaluation du langage par la neuropsychologue était réalisée par le test DPL-3. À la suite de l’évaluation, on distinguait 3 niveaux de difficulté. Concernant les prématurés, à l’âge de 2 ans, 1 % de la population présentait une paralysie cérébrale, 3 % avaient des troubles de la posture et de la motricité. Des troubles neurosensoriels étaient présents chez 14 % des enfants. Le test de Brunet-Lézine a révélé que 51 % des prématurés présentaient une déficience légère et un seul enfant présentait un déficit profond. Les troubles du langage touchaient 50 % des enfants. À l’âge de 3 ans, 6 % des enfants avaient des troubles de la motricité globale et 12 % avaient des troubles de la motricité fine. Des troubles du comportement étaient présents chez 15 % des enfants. Le développement du langage était normal chez 83 % de la population. Chez les enfants nés à terme, 3 enfants présentaient une paralysie cérébrale. À l’âge de 2 ans, 64 % des enfants avaient un développement psychomoteur normal, des troubles du langage étaient présents chez 28 % de la population. À 3 ans, plus de 20 % des enfants avaient des troubles de la motricité globale et fine. Les troubles neurosensoriels étaient rares. La prévalence des troubles neurodéveloppementaux chez les prématurés et les enfants nés à terme ayant présenté une encéphalopathie néonatale reste bien plus importante comparés à des enfants à terme. Ces enfants sont plus à risque de développer des handicaps sensori-moteurs, cognitifs et comportementaux lourds ayant d’importantes conséquences sur leur scolarité et sur leur qualité de vie. Il est donc essentiel de poursuivre le suivi de ces enfants au sein du réseau SEVE de façon régulière et de procéder à un dépistage fin des dysfonctionnements cognitifs, comportementaux et sensoriels de ces enfants vulnérables.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (57 p.) – Lieu de consultation : BU St-Etienne

*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.


Pour compléter ces informations, n'hésitez pas à interroger également la partie Indicateurs et Répertoires