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Horaires de travail quotidien et habitudes alimentaires : une étude descriptive auprès des infirmiers et aides-soignants du CHU de Saint-Étienne.

2018
Santé
Auteurs Physiques
  • CHAPPUIS (Guillaume)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
L’importance de l’alimentation sur la santé n’est plus à démontrer, depuis 2001 en France le Programme national nutrition santé vise à améliorer l’alimentation de la population. L’objectif de cette étude est de rechercher des associations entre les différents rythmes de travail et les habitudes alimentaires des soignants. Une étude transversale descriptive a été réalisée de mars à avril 2018. Le recueil des données s’est effectué auprès des infirmiers et aides-soignants du pôle MULTI travaillant au CHU de Saint-Étienne à partir d’un auto-questionnaire s’appuyant sur des questions issues d’études nationales. Les habitudes alimentaires ont été évaluées en fonction des rythmes de travail : travail en 12 h alternant jour ou nuit, travail en 7 h 40 en horaire de journée matin ou après-midi et travail de nuit en l0 h. Les résultats ont été analysés de manière descriptive. Parmi les 269 soignants éligibles, 149 soignants ont répondu au questionnaire soit un taux de participation de 55.4 %. Les soignants travaillant en alternance jour nuit de 12 h consomment moins de produits sucrés que les autres (26 % de consommation quotidienne vs 50 % pour ceux travaillant de nuit et 60 % pour ceux travaillant en horaire de journée). Les repas sont plus complets avec un dessert ou un fruit en fin de repas chez les soignants travaillant en 12 h. La durée moyenne des déjeuners pris au travail est plus courte chez les soignants travaillant en horaire de journée. Concernant la répartition des repas, des différences sont observées suivant le rythme de travail : Parmi les soignants travaillant exclusivement de nuit, 44.4 % ne déjeunent pas et 17.4 % prennent un déjeuner très léger, parmi les soignants travaillant en 12 h, plus de 15 % ne dinent pas. Les habitudes alimentaires diffèrent donc selon le rythme de travail. Une durée de repas trop courte peut aboutir à des repas de moins bonne qualité et donc à une augmentation du grignotage. Des repas pris en dehors du cadre du travail peuvent également contribuer à améliorer la qualité de ceux-ci. Enfin, les rythmes de travail atypiques peuvent perturber le rythme habituel des repas.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (31 p.) – Lieu de consultation : BU St-Etienne

*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.


Pour compléter ces informations, n'hésitez pas à interroger également la partie Indicateurs et Répertoires